2009 Euro-Med Runners-up French

A propos du Groupe de Projet ‘Histoire en Action’

Le Groupe de Projet ‘Histoire en Action’ a décidé qu’une approche alternative dans la manière de regarder le passé était plus que nécessaire afin d’offrir à la région des perspectives durables pour un avenir paisible. L’équipe a montré beaucoup de courage face à l’opinion publique de chacun des pays concernés, lorsqu’il a fallu aller à l’encontre du sentiment général dans la région selon lequel rien ne peut être fait. Il aura fallu une bonne dose de détermination et de coopération entre les membres de l’équipe, mais ces derniers ont réussi à promouvoir le message selon lequel il existe des moyens de coexistence lorsqu’on adopte une approche professionnelle et engagée par rapport à des questions sensibles liées au passé récent.

Les membres de l’équipe forment maintenant une nouvelle génération de formateurs, de conseillers, d’auteurs de manuels, et ont poursuivi leurs carrières en tant que développeurs de programmes de formation, ou travaillent dans des musées, au sein de ministères, d’ONG, d’universités ou d’instituts. Ils continuent à jouer un rôle clé dans la promotion de manières innovantes d’envisager l’apprentissage de l’histoire et les perspectives régionales.

Représentants de l’équipe en Bosnie Herzégovine:

Bosnia and Herzegovina

Représentants de l’équipe en Croatie:

Croatia

Représentants de l’équipe en Serbie:

Serbia

A propos du Projet ‘Histoire en Action’:

MeetingIl s’agit d’une approche régionale de l’apprentissage et de l’enseignement de l’Histoire en Bosnie Herzégovine, Croatie et Serbie (2003 – 2008). Le projet visait à soutenir le développement régional de l’enseignement de l’Histoire et de l’éducation civique au sein des trois pays afin de promouvoir la paix, la stabilité et la démocratie par l’encouragement des valeurs de collaboration, de sensibilisation critique et du respect mutuel. En 2003, l’enseignement de l’Histoire dans ces pays ne contribuait pas au processus de réconciliation nécessaire après les guerres qui ont déchiré les pays de l’ancienne Yougoslavie. Les manuels d’Histoire de chacun des pays donnaient un point de vue ethnocentrique, nationaliste et victimiste de la situation, contribuant ainsi à une compréhension erronée des événements historiques et façonnant une vision négative de certaines questions historiques et sensibles.

Bénéficiant d’un soutien international, et par la réalisation d’un travail avec des collègues venant d’autres pays européens, l’équipe a décidé de lancer un projet régional pour l’innovation, la professionnalisation et la ‘pacification’ de l’enseignement de l’Histoire. L’objectif était de reconstruire la confiance et les réseaux entre historiens et enseignants d’Histoire dans la région. Ces derniers avaient en effet été isolés au niveau régional, international, voire local.

Text BookEnsemble, ils ont produit un manuel transfrontalier intitulé ‘Des Gens ordinaires dans un pays extraordinaire. La vie quotidienne en Bosnie-Herzégovine, en Croatie et en Serbie 1945-1990. La Yougoslavie entre Est et Ouest'. Les matériaux pédagogiques contenus dans le manuel peuvent être utilisés par l’ensemble des communautés de Bosnie Herzégovine, de Croatie et de Serbie en dépit des différences ethniques, religieuses et linguistiques. Des programmes de formation extensifs ont permis de donner aux enseignants de la région des outils concrets de transmission du savoir lorsque celui-ci concerne le passé récent régional, avec ses controverses et ses questions sensibles.

Des Associations indépendantes d’Enseignants d’Histoire ont été mises en place et renforcées dans les trois pays. L’équipe travaille aujourd’hui à la rédaction d’un deuxième volume du manuel qui abordera des questions encore plus sensibles de l’histoire partagée des trois pays.

Pour de plus amples informations, vous pouvez cliquer sur le lien suivant: www.euroclio.eu/joomla/index.php

A propos du Comité Israélien contre les Démolitions de Maisons (ICAHD)

ICAHD a une longue expérience dans le soutien des droits des Palestiniens et la défense d’une paix juste entre Israël et la Palestine. Le Comité s’est également forgé une solide réputation concernant les efforts accomplis pour développer des liens étroits avec des organisations et communautés palestiniennes. Les activistes d’ICAHD opèrent une résistance à l’occupation ‘sur le terrain’ en bloquant physiquement les bulldozers envoyés pour démolir les maisons, et par la collecte de fonds à l’étranger et par la mise en commun des bonnes volontés de bénévoles israéliens, palestiniens et internationaux, en reconstruisant les maisons qui ont été démolies – plus de 160 maisons ont ainsi été reconstruites, soit 160 actes non violents de défiance face à l’occupation.

ICAHD tente de sensibiliser l’opinion publique israélienne à travers son message de paix juste. Le Comité considère également avoir un rôle politique à jouer, par sa capacité à influencer les politiques gouvernementales pour ce qui concerne le conflit israélo-palestinien. Persuadé que le conflit israélo-palestinien doit concerner tout le monde, les membres du Comité, dont la plupart sont de jeunes activistes israéliens, engagent leurs efforts afin de mobiliser les organisations politiques et de défense des droits de l’homme, les syndicats, les églises, les groupements universitaires et autres dans une lutte commune afin de mettre fin à ce conflit interminable, dont les répercussions se font ressentir à l’échelle mondiale.

A propos du projet Beit Arabiya:

BuildingBeit Arabiya (“La maison d’Arabiya”) est un projet d’ICAHD qui se déroule en Cisjordanie, dans le village d’Anata, au nord-est de Jérusalem. Comme son nom l’indique, Beit Arabiya est une maison appartenant à Arabiya Shawamreh, son mari Salim et leurs sept enfants. Cette famille palestinienne a vu sa maison démolie quatre fois par les autorités israéliennes, et reconstruite chaque fois par des activistes pacifistes israéliens, palestiniens et internationaux – mais continue de vivre dans la crainte d’une prochaine démolition de la maison. Comme la famille ne peut habiter dans sa maison, car les autorités israéliennes menacent dans ce cas de résilier leur permis de résidence à Jérusalem au cas où ils emménageraient, ce qui en outre empêcherait Salim de travailler, ils ont transformé celle-ci en un centre pour la société civile à la recherche de stratégies permettant de trouver des moyens efficaces de mettre fin au conflit.

Basée sur le modèle des mouvements scandinaves d’écoles populaires (Folkhogskola), Beit Arabiya offre des cours pour des activistes, un lieu de rencontre et de discussion afin d’élaborer des stratégies et de développer des campagnes. C’est un lieu d’interaction entre des activistes internationaux et locaux, facilitant ainsi la coopération globale entre les peuples. Beit Arabiya est également le lieu à partir duquel les camps d’été de reconstruction sont organisés chaque année, où des volontaires israéliens, palestiniens et internationaux se rencontrent pour mener les projets de reconstruction des maisons.

Pour de plus amples informations, veuillez visiter le site d’ICAHD: www.icahd.org/eng

A propos du Réseau Israélien des Femmes

Israel Women’s Network

Le Réseau Israélien des Femmes, qui se concentre sur l’utilisation d’outils qui puissent entraîner des changements de grande ampleur, joue un rôle proactif pour la défense des droits des femmes auprès de la Knesset, et fournit une aide juridique gratuite sur des affaires qui peuvent faire jurisprudence.

Le Réseau agit également sur le terrain dans des activités allant de la ‘Hotline’, qui fournit une aide juridique aux femmes victimes de discriminations sur leur lieu de travail, à des programmes éducatifs et de leadership. L’un de ces derniers est le programme Eshet Chayil, qui se déroule sur plusieurs niveaux et vise à soutenir les femmes qui ont été sans emploi depuis longtemps à réintégrer une vie active. Ce programme opère actuellement dans 21 localités israéliennes dont 4 villages arabes.

Cette année a vu également le lancement du programme Jumpstart, une initiative unique permettant à de jeunes femmes âgées de 18 à 25 ans et issues de milieux défavorisés de développer leur confiance en elles afin d’intégrer la vie active. Le programme Teenagers Leading Change se déroule dans des lycées arabes et juifs à travers Israël et vise principalement à modifier les attitudes et les opinions par rapport aux questions de genre parmi les adolescents.

A propos des projets Coexistence & Women Empowerment:

Israel Women’s NetworkLes enseignements dispensés dans le cadre du projet « Vers la coexistence » sont particulièrement innovants. Ils ont le mérite de traiter en même temps des questions de coexistence et des enjeux de prise de pouvoir et de leadership des femmes, dont la situation particulière liée au genre ajoute une nouvelle dimension aux questions de coexistence.

Les stéréotypes liés au genre sont enracinés au sein de la société israélienne. Les femmes doivent travailler plus et consacrer plus de temps et de ressources afin d’être considérées comme les égales des hommes de même niveau social.

Les cours de coexistence mettent l’accent sur la prise de pouvoir des femmes au moyen de ‘rencontres entre différentes identités’, pour des femmes juives et arabes vivant côte à côte ; les cours sont animés conjointement par des conseillères juives et arabes et se déroulent dans les deux langues. Dix femmes arabes et dix femmes juives participent dans chaque groupe. Le programme offre une session de travail de 4 heures chaque semaine pendant 12 semaines. A l’issue du programme, le groupe initie un projet social qui sera supervisé professionnellement par le Réseau.

Les cours visent principalement à aider les femmes à développer des réseaux entre elles. Il est en effet nécessaire de promouvoir une coexistence ‘active’ par l’encouragement d’un réel dialogue et d’une mise en réseau entre les femmes des communautés arabes et juives.

Le Réseau israélien des Femmes est ainsi persuadé qu’un processus permettant le développement personnel et le rapprochement sur la base du genre représente un socle idéal pour une meilleure confiance et une plus grande compréhension débouchant sur de réelles possibilités de coexistence, d’inclusion et d’acceptation.

Pour de plus amples informations, veuillez visiter le site du Réseau israélien des Femmes sur: www.iwn.org.il/indexEn.asp

A propos du Cercle des Parents – Forum des Familles (PCFF)

PCFF MeetingLe PCFF est une communauté d’Israéliens et de Palestiniens qui ont perdu un ou des proches au cours du conflit. Ensemble, ils promeuvent un processus de réconciliation sur le long terme à travers le dialogue et la compréhension mutuelle. Depuis la création de l’organisme en 1995, ses membres se sont embarqués dans une mission commune de réconciliation, dans le contexte actuel de violence, transformant la perte d’un être cher et le travail de deuil en un formidable catalyseur pour la réconciliation. Le travail de l’organisme, consistant en des actions de dialogue, de programmation pour les médias, d’ateliers, d’activités dirigées vers les jeunes, se concentre sur l’éducation et sur l’influence qui peut être opérée sur le public et sur le législateur. Le deuil étant une démarche très respectée parmi les deux communautés, israélienne et palestinienne, le PCFF, s’appuie délibérément sur les témoignages de personnes endeuillées comme outils pour mener à bien le processus de réconciliation. La nature intercommunautaire de l’organisme est hautement efficace et représente un atout unique, combiné à la capacité des membres de transcender leur propre souffrance en un effort pour la paix.

Jusqu’à aujourd’hui, l’organisme a conduit diverses activités, permettant à son action de se prolonger vers des salles de classe, des galeries d’art, des studios de télévision, et vers le grand public. Son travail est enraciné dans l’expérience personnelle de chacun de ses membres et dans le besoin de développer la compréhension sur les divisions générées par le conflit. L’organisme a été salué internationalement et a grandi, tant du point de vue de ses capacités que du nombre de ses membres. Cependant, l’organisme a encore besoin de développer ses capacités, ses compétences et la portée de ses actions et des programmes mis en place..

A propos du projet The Dialogue Encounters:

PCFF EncounterLa capacité unique de l’organisme repose dans l’expérience de chacun de ses membres. Les histoires de chacun ouvrent des canaux émotionnels parmi de nombreux Israéliens et Palestiniens. Les membres du PCFF apportent l’espoir que la douleur peut être transformée en empathie, et non en vengeance, ce qui entraînerait de nouvelles effusions de sang. Les activités éducatives du PCFF ont permis de donner la voix aux histoires personnelles de ses membres, qui ont une résonance particulière dans le cœur d’une majorité d’Israéliens et de Palestiniens. Le fait qu’un Israélien et qu’un Palestinien présentent ensemble leurs expériences tragiques et fassent part de leur désir commun de voir mis un terme au conflit et d’ouvrir une voie vers la réconciliation a un effet magique ; cela génère ce que nous appelons une ‘percée émotionnelle’. Notre expérience suggère que des jeunes et des adultes retirent de l’espoir et de la force de ces témoignages.

PCFFLes rencontres-dialogues du PCFF contribuent à instiller un changement, plus que nécessaire, dans les perceptions des deux côtés du conflit. Ces rencontres durent 90 minutes, sans interruption. La plupart des rencontres sont organisées dans des établissements d’enseignement secondaire (pour un public âgé d’environ 16-17 ans). La structure de ces rencontres est la suivante: dans une première partie, les deux intervenants (membres du PCFF) racontent leurs témoignages et décrivent les stratégies adoptées par leur organisme. La seconde partie laisse la place à une discussion ouverte et à une série de questions-réponses libres. Les dernières 5-10 minutes sont généralement consacrées à un bilan de la séance. Les étudiants doivent, au cours de cette dernière étape, remplir les formulaires de remarques qui leur auront été distribués. Le projet de rencontres-dialogues a pris place durant les dix dernières années, et le nombre de rencontres ne cesse d’augmenter de manière régulière. L’an passé, nous avons atteint le chiffre de 1200 rencontres, permettant ainsi de toucher près de 40 000 personnes. La seule contrainte rencontrée actuellement est d’ordre financier. Le projet a été principalement financé par des sources gouvernementales européennes.

Pour de plus amples informations, veuillez visiter le site du PCFF: www.theparentscircle.com

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