Le dégel de l'Union pour la Méditerranée (UPM) va relancer la mobilisation des sociétés civiles, a déclaré jeudi à l'AFP André Azoulay, président de la fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh.
Se félicitant du "redémarrage du dialogue politique et culturel", gelé depuis la guerre de Gaza, il a souligné qu'il "forge la vraie colonne vertébrale de l’UPM et détermine sa légitimité et finalement sa raison d’être".
Pour M. Azoulay, Conseiller du roi Mohammed VI du Maroc, ce dialogue "vient opportunément conforter et élargir la nouvelle donne qui se dessine dans la région" depuis le discours en juin au Caire du président américain Barack Obama.
Victime collatérale de la guerre de Gaza, du 27 décembre au 19 janvier, l'UPM s'apprête à surmonter sa première grande épreuve, les pays arabes acceptant de s'asseoir à nouveau aux côtés d'Israël, en dépit de réserves.
La sortie de crise devrait intervenir officiellement le 7 juillet à Bruxelles lors d'une réunion du comité des hauts représentants des 43 membres européens, méditerranéens et arabes.
"C’est dans cette perspective que la Fondation Anna Lindh va maintenant s’efforcer de pousser les feux pour une plus grande mobilisation de nos sociétés civiles", a ajouté M. Azoulay.
C'est sur un réseau de 2000 ONG dans 43 pays de part et d'autre de la Méditerranée que s'appuie cette institution établie par les membres du Partenariat Euro-Méditerranéen pour oeuvrer au dialogue entre citoyens.
Lancée à Paris le 13 juillet 2008 par le président français Nicolas Sarkozy, l'UPM vise, par une "union de projets", à sortir de l'ornière le processus de dialogue euro-méditerranéen "de Barcelone", lancé en 1995.
© Source AFP