Lauréats du Prix Anna Lindh 2007/2006

Annalisa Monfreda

Annalisa Monfreda

Pays: Italy
Age: 28
Position: GEO Italia
A l'âge de 17 ans, j'ai commencé à travailler en tant que journaliste dans un journal local en Italie. A cette période là, je vivais dans un petit village prés de Bari (sud de l'Italie), où j'étudiais la littérature italienne à l'université, ainsi que le piano à l'académie de la musique. Sept ans plus tard, à l'âge de 24, j'ai déménagé à Milan après avoir obtenu mon diplôme universitaire. A Milan, j'ai commencé à travailler comme pigiste pour un certain nombre de magazines. Je voyageais en Europe et en Afrique à la recherche d'histoires. Ensuite, j'ai été recruté dans le nouveau magazine GEO Italia. Désormais, je fais partie de l'équipe éditorial couvrant plutôt les pays du Sud.

Comment j'ai choisi le sujet de mon article?

Dans les années 90, l'Italie avait reçu un grand nombre d'immigrants albanais. Ayant vécu dans le sud du pays, j'ai connu beaucoup d'albanais avec qui j'ai appris leurs problèmes d'intégration. A l'université, j'avais lu une étude de l'anthropologue italien Ernesto De Martino sur les Arberëshs, une petite communauté d'albanais qui se sont installés en Italie au 15ème siècle, et qui vivent toujours à Basilicata, Calabria et Sicile. Cela m'a inspiré afin de comparer l'immigration du 15ème siècle avec l'immigration contemporaine: une histoire me mener dans une autre. J'ai passé une semaine à parler, dancer et manger avec les Arberëshs. J'ai découvert un lieu où une langue et religion particulières ont survécu pour 500 ans, et où les nouveaux immigrants peuvent se sentir chez eux.

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Hugues Dorzée

Hugues Dorzée

Pays: Belgium
Age: 34
Position: Le Soir
Je suis licencié en journalisme (Université de Liège). Je suis attaché au service "Société/ Belgique" du Journal "Le Soir". Il s'agit du premier journal généraliste de qualité en Belgique francophone. Je suis salarié dans ce quotidien depuis 1998. Avant cela, j'ai travaillé comme journaliste indépendant pour plusieurs médias belges. Je suis spécialisé dans les matières "Immigration et intégration" et "Culte et valeurs". J'ai rédigé un ouvrage en 1999 sur les centres fermés pour étrangers en Belgique intitulé "Les mots et les murs".

Pour moi, le journalisme est plus qu'un métier, c'est une passion, une aventure quotidienne. Ce qui m'anime? Le contact avec les gens, la rencontre de milieux très divers, l'écriture, la recherche de l'information, le plaisir d'apprendre et d'apprendre encore...

Comment j'ai choisi le sujet de mon article?

I created this series of feature articles with support from the Roi Baudouin Foundation and with the translation and expert assistance of Murat Daoudov. We spent three weeks in Istanbul and Ankara researching the story and interviewing a range of stakeholders. We felt the story was important for many reasons. For one, the importance of the Turkish community in Belgium, for another, to offer a perspective on the accession of Turkey to the European Union and the ongoing debate on the division of powers as well as several other reasons.

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Mahitab Abdel Raouf

Mahitab Abdel Raouf

Pays: Egypt
Age: 25
Position: Middle East News Agency
Bienque j'ais effectué mes études universitaires en littérature française, j’ai toujours rêvé de devenir journaliste. Après avoir obtenu ma licence en 2002, j'ai suivi une formation de un ans à la filière francophone de journalisme à l'université du Caire. Cela m’a permis de passer un stage à l’Agence France Presse (AFP) ainsi qu'au magazine “Pèlerin ” en France. En 2003 j'ai commencé à travailler comme pigiste à la Revue d’Egypte où je suis restée jusqu’en janvier 2006, date où la publication de la revue a été suspendue pour des raisons financières. Désormais je travaille à l'Agence de Presse du Moyen-Orient en Egypte MENA .

Je suis passionnée par tout le processus journalistique; depuis le recueil des informations et jusqu'à la phase de la rédaction. Pour moi le journalisme c'est un message qui me permet de transmettre des idées et des histoires aux lecteurs.

Comment j'ai choisi le sujet de mon article?
Je vis prés du bureau du Haut Commissariat des Nations Unis pour les réfugiés au Caire, et chaque jour je voyais des réfugiés soudanais assemblaient dans un des jardins publics du quartier se manifestant en face du Commissariat. C'est ainsi que j'ai décidé d'aborder ce sujet. L’Egypte accueillit des réfugiés “légaux et illégaux” sans avoir la possibilité de leur assurer les conditions de vie élémentaires. Or, le problème des réfugiés soudanais en Egypte s’aggravait de jour en jour, les organes concernés sont incapable de le traiter efficacement et promptement. En outre, les soudanais sont confrontés à des actes de racisme. Et après avoir suivi de près la question j’ai trouvé que la presse ne s’était pas penchée suffisamment sur le problème “des indésirables” qui se trouvaient pris en tenaille et dans l’impasse, soi regagner leur pays et risquer leur vie ou vivre en Egypte dans un climat d’ostracisme.

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Yoav Stern

Yoav Stern

Pays: Israel
Age: 33
Position: Haaretz
Il y a presque 20 ans, j'ai commencé à étudier l'arabe au lycée, et depuis je me suis trop intéressé par cette culture qui est similaire, mais encore différente de la mienne. J'ai effectué ma maîtrise en Islam et l'histoire du Moyen-Orient à l'université hébreu. Durant les 6 années dernières, j'ai travaillé comme un interprète à la section des nouvelles à la deuxième chaîne de télévision israélienne; puis, depuis trois ans, je suis correspondant des affaires arabes au quotidien Haaretz. Je couvre principalement le monde arabe et le Moyen-Orient, mais aussi la minorité arabe en Israël. Deux mois avant les élections générales en Israël, qui se sont tenues en mars 2006, je me suis dirigé vers la ville arabe Umm Al-Fahm afin de suivre la vie quotidienne des résidents et aussi de couvrir les élections. Personnellement, je considère le journalisme comme la meilleure façon de connaitre beaucoup de personnes intéressantes.

Comment j'ai choisi le sujet de mon article?

Un des défis que j'ai rencontré lors de la rédaction de Umm Al-Fahm était de montrer aux lecteurs, qui sont principalement des israéliens juifs, comment la vie des résidents de cette ville est fortement liée à celle des autres israéliens. Pour beaucoup d'israéliens, Umm Al-Fahm est le symbole de l'extrémisme islamique, de ségrégation et d'isolation. Cependant, la réalité est que quiconque va à cette ville avec des yeux ouverts, sentira immédiatement la diversité, la multitude des opinions et la richesse des gens. Mes trois articles gagnants, qui font part d'un large projet, transmettent ce message. Dans un des articles je dépeins une famille israélienne dans les membres sont des champions de box, dans l'autre des personnes ordinaires qui fréquentent le gym de la ville, mais aussi d'autres qui déploient beaucoup d'efforts afin de mener un changement social. Tout est présent dans la vie de ces personnes qui est très 'à I'israélienne' quoique un peu différente.

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